Comment faire du tri : la méthode étape par étape

un enfant qui renverse un panier pleins de jouets sur une table basse

Faire du tri, ça a l’air simple. Et ça l’est vraiment, à condition d’avoir une méthode claire.

Suivez le guide : on va avancer méthodiquement, sans rien laisser au hasard, pour retrouver une maison désencombrée où vous pouvez enfin respirer.

Avant de commencer : réunissez les bonnes conditions

On ne se lance pas dans un tri n’importe comment. Il faut remplir deux conditions, avant même de toucher le premier objet.

Du temps et de l’énergie. Si vous avez une demi-heure devant vous, ne commencez pas votre garde-robe. Vous finiriez le soir avec une montagne d’affaires sur le lit et nulle part où dormir. Choisissez un moment où vous avez du temps, de l’élan, et personne qui va débarquer pour tout interrompre.

De la place. Une grande table vide, un lit (avec une protection contre la poussière), ou un coin de sol dégagé. L’essentiel : que rien ne se mélange avec vos affaires de tous les jours, et que vous puissiez bouger sans vous enterrer dans votre propre bazar. (Pour une cave, c’est une autre paire de manches, mais le principe reste.)

une personne qui tri des vêtements sur son lit.

La méthode : triez une catégorie à la fois

Maintenant, le cœur. Quatre principes, toujours les mêmes, quel que soit l’objet.

1. Une seule catégorie à la fois

Trier par catégorie, c’est se poser toujours la même question sans s’éparpiller. Passer d’une paire de chaussettes à un livre puis à une vieille carte postale, c’est le meilleur moyen de s’embrouiller.

Choisissez donc une catégorie, de préférence une où vous savez qu’il y a du tri à faire. Vos vêtements, par exemple. « Mais ça fait beaucoup, les vêtements ! » Alors on découpe : commencez par les hauts. Puis les pantalons. Une sous-catégorie à la fois.

2. Sortez tout, mettez tout sous vos yeux

une petite fille qui tri ses vêtements

Rassemblez absolument tous les objets de la catégorie. Tous. (Bon, sauf ceux dans le panier à linge ou le lave-vaisselle: ceux-là, par définition, vous vous en servez.)

Pourquoi tout sortir ? Parce que c’est la seule façon de voir ce que vous avez vraiment : combien, lesquels, et surtout les doublons. C’est tellement plus facile de se séparer du 7e t-shirt noir quand on a les six autres sous les yeux. Tout sortir vous oblige à tout toucher, tout regarder, ne rien oublier au fond d’un tiroir, bref à tout redécouvrir. Croyez-moi, ça change tout.

3. Posez-vous les 3 bonnes questions

Pour chaque objet, trois questions reviennent :

Est-ce que je m’en sers ?
Est-ce que je l’aime ?
Est-ce qu’il est en bon état ?

Un point d'interrogation.

La première est la question centrale, celle qui tranche neuf fois sur dix. Partez toujours d’elle.

Vous vous en servez ? Vous gardez. Même s’il n’est pas parfait : s’il fait le job et que vous n’avez rien d’autre, on garde, quitte à le remplacer plus tard.

Vous ne vous en servez pas ? Une sous-question, une seule : est-ce parce que vous ne le voyez jamais, ou parce que vous n’en avez vraiment ni le besoin ni l’envie ?

Si il est coincé au fond d’un placard, oublié ? Ce n’est pas un problème de tri, c’est un problème de place. Donnez-lui un rangement plus visible et laissez-lui une seconde chance.
Il n’a vraiment aucun usage ? Direction don ou revente.

Les deux autres questions servent à trancher les cas limites :

Un objet que vous adorez mais n’utilisez jamais : redonnez-lui une vraie place dans votre vie, ou prenez-en une photo et laissez-le partir. Un objet abîmé mais que vous utilisez tous les jours : on ne le jette pas bêtement, on le remplace (ou on continue, tant que l’usure n’est pas dangereuse). Un objet que vous n’aimez pas mais utilisez quand même : remplacez-le, et donnez l’ancien.

Rassurez-vous : ces cas tordus sont rares. Neuf fois sur dix, la réponse saute aux yeux. Vous vous en servez et vous l’aimez : gardé. Ni l’un ni l’autre : donné. Point.

4. Faites des piles claires

Quatre piles bien séparées : je garde, je donne, je vends, je jette (le sac-poubelle directement à côté de vous, tant qu’à faire).

J’insiste sur le « claires » et le « bien séparées ». Il n’y a rien de pire que de devoir retrier ce qu’on a déjà trié, parce qu’on ne sait plus ce qu’on avait décidé.
Pour savoir où donner, revendre ou recycler chaque chose, j’ai un article entier dessus.

3 cartons sur le sol, un pour les objets à donner, un pour les objets à jeter et un pour les objets à garder

Et une cinquième pile, à part : « je déciderai plus tard ».
Cette pile, c’est pour les objets qui vous font vraiment hésiter. Dans ce cas vous entêtez pas quinze minutes. Mettez-le de côté, vous y reviendrez à la fin de la catégorie.
Et c’est là que, magie : vous y voyez beaucoup plus clair. Car vous avez une meilleure vue d’ensemble, vous avez déjà pris plein d’autres décisions, et celle-ci tombera presque toute seule.

La règle d’or : un tri fini, pas un tri à moitié

Des piles de livres sur le sol

Si vous ne retenez qu’une chose, c’est celle-ci. On ne remet rien à sa place sans avoir pris une décision. Une catégorie entamée, un tiroir ouvert : on va jusqu’au bout.

Un tri à moitié, ce n’est pas un tri. C’est juste du bazar qu’on a déplacé.

Une fois le tri terminé vient le rangement : donner une vraie place à ce qui reste. Mais ça, c’est le sujet d’un autre article.

En conclusion

Un bon tri, ce n’est pas compliqué. C’est juste une question de bonnes conditions et de méthode.

Et si vous avez besoin d’un coup de boost pour vous lancer, n’hésitez pas à vous faire accompagner, par moi ou par une autre home organiser. On est là pour ça : vous aider à vous poser les bonnes questions, veiller à ce que les piles ne se mélangent pas, plier quand vous avez décidé, vous montrer par où continuer, porter vos affaires d’un point A à un point B, et surtout vous encourager à aller au bout.

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