Trouver la bonne place d’un objet : la méthode simple

Un adulte qui complète un puzzle d'enfant.

Ranger, c’est remettre les choses à leur place.
Facile, non ? Un jeu d’enfant… quand tout a une place.
Le vrai problème, il est là : comment choisir cette place ? Que faire des objets qui n’en ont pas ? Est-ce que toutes les places se valent ?

On va répondre à tout ça. Et vous allez voir : trouver la bonne place d’un objet, ce n’est pas une question de flair, c’est une méthode. Une méthode simple que je m’apprête à vous dévoiler !

Règle d’or : un objet, une seule place

Avant même de chercher OÙ ranger, posons la base : chaque type d’objet a une place. Une seule.
Voici pourquoi il faut rassembler vos affaires :

– Vous voyez tout ce que vous avez et donc savez toujours combien vous en avez. (Trois paires de ciseaux éparpillées aux quatre coins de la maison ? Vous n’en saviez rien, parce qu’elles n’avaient aucun point de ralliement.)

– Vous ne fouillez plus et donc gagnez du temps. Vous cherchez votre sac bleu ? S’il y a trois endroits où vous rangez vos sacs, vous fouillez les trois. S’il n’y en a qu’un, vous ouvrez, il est là.

– Vous gagnez même de la place : parce que les objets mélangés, en vrac, ça prend bizarrement toujours beaucoup plus de place.

un tiroir rempli de bobines de fils.

Attention à ne pas non plus être trop rigide, Vous me connaissez : organisé ne rime jamais avec rigidité. Un peu de souplesse est permise pour les objets qu’on utilise partout.
Les stylos, par exemple : il y a UN tiroir à stylos par bureau, mais rien ne vous empêche d’en poser un ou deux à des points stratégiques, à côté du bloc-notes pour la liste de courses par exemple.
Le principe, c’est un point d’ancrage principal par catégorie, pas une dispersion dans quinze tiroirs où vous finirez par tout perdre.

Bref, si un type d’objet a déjà une place, vous pouvez mettre votre nouvel objet à cette place, sinon direction la suite de l’article !

La question qui décide de tout : à quelle fréquence l’utilisez-vous ?

Voilà LA question à se poser pour chaque objet. Pas « est-ce que j’y tiens », pas « est-ce que c’est joli ». Juste : à quelle fréquence je m’en sers ?

Parce que c’est la fréquence d’utilisation qui commande tout le reste. On peut dégager cinq niveaux :

un schéma de l'organisation selon la frequence d'utilisation

Quotidiennement (tous les jours)
Souvent (une à trois fois par semaine)
Parfois (une à trois fois par mois)
Très rarement (une à trois fois par an)
Jamais

La logique est simple : plus vous utilisez un objet souvent, plus il doit être à portée de main et de z’yeux, facile d’accès, tout près de là où vous vous en servez. Moins vous l’utilisez, plus il peut migrer vers un endroit difficile d’accès, voire une vraie zone de stockage (le haut d’un placard, la cave).

Et le « jamais », alors ? ça c’est un cas à part, parce que ce n’est plus une question de rangement, c’est une question de tri. Deux possibilités :

C’est un souvenir : sa place est dans votre boîte à souvenirs, assumée comme telle. Un souvenir, ça se garde exprès et ça n’a pas besoin d’être proche.
Ce n’en est pas un : alors soyons honnêtes, il n’a plus sa place chez vous. Direction le don, la revente ou le recyclage.

La loi de proximité : rangez près de là où ça sert

Le principe tient en une phrase : un objet se range au plus près de l’endroit où vous l’utilisez.

Logique, me direz-vous. Sauf que vous n’imaginez pas les kilomètres que certains accumulent sans même s’en rendre compte. Le pyjama rangé dans la chambre, alors qu’on se change toujours dans la salle de bain. Le tapis de sport perché en haut de l’armoire de l’entrée, quand on déroule systématiquement son tapis dans le salon.

Des ustensils accrochés dans une cuisine.

À chaque fois, c’est un petit trajet. Multipliés par tous les jours de l’année, ça finit par compter. Rangez au plus près de l’usage, et vous supprimez ces allers-retours invisibles qui grignotent votre énergie (et votre motivation à faire votre yoga).

À portée de main et de z’yeux

« À portée de main et de z’yeux », késako ? C’est l’endroit où vous pouvez voir l’objet et l’attraper. Bon, on n’est pas bêtes, vous l’aviez compris. Mais en pratique, c’est moins évident qu’il n’y paraît.

À portée de main, ça veut dire vraiment à hauteur : vous ne devez pas vous baisser, vous contorsionner, ni monter sur la pointe des pieds. Vous devez voir tous les objets d’une même catégorie d’un coup d’œil, et les attraper facilement. Mais vraiment facilement.

Et pour mesurer ce « facilement », j’ai une règle toute bête.

La règle des 3 mouvements

Un rangement facile d’accès, c’est un rangement où il ne faut pas plus de 3 mouvements pour attraper un objet.

une femme qui prend un objet dans un tiroir

Au-delà, vous entrez dans ce qu’on appelle la friction. Et la friction fait une chose terrible : elle démultiplie votre flemme. Résultat, vous ne rangez plus, parce que ranger est devenu trop compliqué. Dommage.

Comptez, la prochaine fois que vous attrapez un objet du quotidien. Vous seriez surpris.
Parfois, il suffit d’un couvercle de boîte à soulever, au fond d’un tiroir, pour transformer un geste simple en corvée.
Ouvrir le tiroir (1), soulever le couvercle (2), attraper l’objet (3), reposer le couvercle (4), refermer le tiroir (5). Cinq mouvements. C’est là que la flemme gagne, et que l’objet finit par traîner sur le plan de travail plutôt que dans son tiroir.

Le récap qui marche pour (presque) tous les objets

Toute la méthode tient dans un petit arbre de décision. Face à un objet que vous ne savez pas placer, déroulez-le :

Arbre de décision pour trouver la place d'un objet selon sa fréquence d'utilisation : le ranger avec les siens, à portée de main, en zone de stockage, ou le trier.

Conclusion

Voilà, vous savez maintenant trouver la place de vos objets !
Je ne peux pas être plus précise car chaque logement a ses contraintes et nous avons tous une manière de vivre un peu différente. C’est pour ça que je pose tant de questions à mes clients en mission.
Évidemment ces placements ne sont pas définitifs, vous pouvez toujours les modifier au gré de vos usages, c’est en vivant dans sa maison qu’on peut faire ces petits ajustements qui facilitent la vie.

Sur ce, merci de m’avoir lu, et à bientôt pour de nouveaux conseils rangement !

une femme qui lit dans son canapé

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